La lettre bimestrielle de la Fondation Roche
 
 
 

 



   L’Université Médicale du Sud Texas (Dallas) a récemment conduit une étude de 14 mois (2006/2007) pour tester un nouveau concept de « coiffeur-barbier », lieu traditionnellement très fréquenté par les hommes des communautés noires ou hispaniques dont 40 % souffrirait d’hypertension. Avant ou après une coupe ou un rasage, le barbier, spécialement formé, propose à ses clients de mesurer leur pression artérielle. Résultat : une amélioration de plus de 50 % de la bonne observance des traitements et une forte incitation à aller consulter pour les sujets à risque.

  Pour partie due à des comportements inconséquents, au coût des médicaments ou au fait que l’hypertension est asymptomatique, 72 % des Américains souffriraient d’hypertension. Fait aggravant, près des deux tiers des personnes déjà diagnostiquées ne surveilleraient pas correctement leur tension artérielle. Que faire ? Banaliser la pratique de la médecine en l’inscrivant dans le quotidien des gens, rassurer les malades en allant à leur rencontre pour les soigner au plus près de leurs lieux de vie… Voilà des réponses pleines de promesses, à condition évidemment de les mettre en pratique. Après les « barbiers-coiffeurs » comme nouveaux lieux d’éducation et de prévention des minorités ethniques, à quand des « points-santé » dans les laveries automatiques pour les jeunes urbains ou dans les stations services pour les usagers de la route ?

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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