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Depuis des années, Susan Bauer-Wu, chercheur à l’Université de Harvard et directrice du centre de recherche pour les soins à l’Institut de cancérologie Dana Parker de Boston, travaille avec des personnes atteintes d’un cancer. Un stylo et du papier, voilà les seuls outils qu’elle leur propose pour participer à des séances « d’écriture thérapie » dont le principe est de coucher sur papier leurs pensées les plus intimes et d’évacuer les peurs et les émotions suscitées par la maladie à raison de 30 minutes quotidiennes, 4 jours par semaine, pendant 3 mois. Résultats : les symptômes physiques diminuent, le moral s’améliore et les visites aux médecins et infirmières se font moins fréquentes.
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Psychothérapies, méditation, prière… De nombreuses thérapies alternatives existent aujourd’hui pour relever les défis imposés par une grave maladie. Particulièrement efficaces pour des patients solitaires ou éprouvant des difficultés à s’exprimer en public, les thérapies individuelles par l’écriture, comme celle pratiquée par le Dr Susan Bauer-Wu, connaissent un succès grandissant aux USA. Peu onéreux et simples à mettre en oeuvre, ces exercices d’introspection en forme d’autoguérison permettent d’évacuer ses émotions négatives en les mettant à jour. À la différence des groupes de soutien tirant leur force du collectif, nul besoin, ici, de lire son journal intime à quiquonque pour tirer bénéfice de cette « catharsis » individuelle. Un rendez-vous avec les mots pour donner du sens à sa maladie et, ainsi, redonner du sens à sa vie ? |
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