La lettre bimestrielle de la Fondation Roche
 
 
 

 



   Monde virtuel en 3D dans lequel chacun peut s’échapper de son quotidien en évoluant sous les traits d’un personnage qu’il s’est composé (après avoir téléchargé un logiciel spécifique), Second Life se rapproche chaque jour un peu plus de la réalité. Après l’installation de banques, d’agences immobilières, de magasins, d’hôtels et de cabinets de recrutement, voici à présent un bâtiment virtuel imaginé par The American Cancer Society’s (ACS) pour accompagner sa collecte de fonds annuelle (Relay for Life) en faveur de la recherche contre le cancer. L’événement, qui s’est tenu fin juillet, permettait à chaque visiteur d’obtenir des informations sur la maladie, de faire un don, d’échanger avec des malades ou une équipe du National Cancer Information Center et même de découvrir des oeuvres d’art réalisées par des malades. 2500 personnes ont visité ce bâtiment virtuel et 115.000 $ ont ainsi été récoltés.

 Plus qu’une démarche originale justifiée par le désir de donner un caractère événementiel et international à sa cause, le bâtiment virtuel imaginé par The American Cancer Society (ACS) sur Second Life illustre d’abord la nécessité pour les associations d’accompagner le développement des nouvelles technologies pour toucher les populations les plus jeunes. Ici, ce n’est pas prioritairement à ceux qui ont l’habitude de soutenir sa cause que s’adresse l’ACS, mais à tous les internautes qui fréquentent Second Life, manière pour l’association de sortir la maladie et les malades de l’univers médical pour les projeter dans une forme de modernité. Caractéristique essentielle de Second Life, la possibilité offerte à chaque personne présente dans le jeu, malade ou non, d’apparaître sous les traits d’une représentation librement choisie permet par ailleurs de libérer la parole, de favoriser les échanges spontanés et de contribuer à installer un sentiment communautaire entre ceux qui se sentent isolés par la maladie. Une impression de liberté et de mobilité, même virtuelle, particulièrement appréciée par ceux qui en sont parfois privés dans la réalité.

 

Voyage intérieur - Déjà utilisée dans 120 établissements de soins français, la « pilule caméra » sera prochainement prise en charge par l’assurance-maladie. Sans anesthésie et sans douleur, cette petite merveille de technologie fournit aux spécialistes des images en haute résolution du système digestif.

 

 

 
 
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