Quand la nuit sera couverte de jour, je sortirai de l’hôpital - Gaëlle de Malglaive - Robert Laffont
Avant d’ouvrir ce livre, une petite préparation psychologique peut s’avérer la bienvenue. Le rodéo émotionnel est redoutable jusqu’à son terme. Voilà Max, 2 ans et demi, 6 mois à vivre. Max, sa joie de vivre et son insouciance, ses meilleures armes. Voilà la leucémie et sa prolifération de cellules cancéreuses dans sa moelle osseuse et son sang. Cela donne un récit au jour le jour d’un combat sans merci : la tournée des hôpitaux, le parcours de soins labyrinthique, les traitements de plus en plus lourds, les protocoles implacables, l’espoir et… la rechute précoce et rarissime. L’horreur recommencée, les unités stériles et enfin le jour J de l’autogreffe et cette précieuse poche rouge sang de cellules souches « qui contient ta survie et ton avenir possible ».
« Le malheur est gourmand, il faut lui laisser le moins de place possible ». Avant la délivrance heureuse, l’auteure nous montre à l’oeuvre les forces d’amour engagées dans la bataille : les permissions à la maison, les rémissions, l’escapade en Corse sans autorisation médicale, les réunions familiales en Normandie, le rire « seule issue de secours digne et supportable », la douce sensation de revanche, l’enfance enfin rendue.
Livre refermé, larmes séchées, c’est le cri d’une mère en révolte contre l’arbitraire et l’inacceptable qu’on entend. Un livre écrit pour son enfant, pour qu’il le lise bientôt. Un grand livre d’amour.
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