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Tous les matins, comme des millions de français, Xavier surfe sur Internet : il contacte son assureur, consulte ses mails. Et pourtant, Xavier est aveugle. Grâce au travail de l'association BrailleNet, il accède à certains sites à partir de plages en braille et de synthèses vocales. Autant dans le privé, associations et grandes entreprises se sont mobilisées dès 1997 pour rendre leurs sites accessibles à tous les handicapés, autant dans le domaine public, beaucoup reste à faire. Pour obliger les instances de l'Etat à adapter leurs sites, une nouvelle loi, adoptée le 1er janvier 2006, affirme « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».
Si Internet incarne une révolution, encore faut-il que tous puissent y avoir accès. Une question d'autant plus cruciale que, pour la plupart des handicapés physiques, sensoriels ou encore mentaux, souvent contraints de rester chez eux, Internet est peu à peu devenu, dans leur vie privée comme dans leur vie professionnelle, leur principale source d'échanges et d'informations. Impensable donc que les instances publiques échappent à cet effort d'accessibilité. Pourquoi une personne mal entendante, mal voyante ou encore tétraplégique serait-elle écartée de l'information publique ? La loi qui vient d'être adoptée impose qu'avant l'échéance de 2009, l'ensemble du web de l'Etat soit accessible à tous. Le défi est de taille : adapter les 7000 sites des diverses administrations, collectivités territoriales et autres établissements publics. Mais n'est-il pas indispensable pour assurer l'égalité de traitement de l'ensemble des malades chroniques et leur assurer l'accès à une autonomie citoyenne ? |
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