La lettre bimestrielle de la Fondation Roche
 
 
 

 



 En Californie, le Département d'Etat en charge de la maladie mentale a récemment annoncé des mesures pour permettre aux malades mentaux de travailler, sans prendre le risque de perdre les avantages sociaux auxquels ils ont droit, par ailleurs. La direction du magasin de bricolage Lowe de Torrance en Californie a ainsi été agréablement surprise de constater que la note de satisfaction la plus élevée, attribuée par les clients à un des employés pour la qualité des services rendus, revenait à Steven Merriman, un schizophrène de 49 ans qu'elle venait d'embaucher…

 Pour aider les malades atteints de troubles mentaux à reprendre confiance en eux et à retrouver leur appétit de vie, rien de mieux que le travail, répondent les médecins… à condition toutefois que les malades ne perdent pas leurs allocations santé. L'initiative californienne va dans le bon sens. Elle supprime une barrière entre le monde des malades mentaux et celui des autres personnes. En offrant aux malades la perspective d'un quotidien comme les autres personnes, elle donne aussi au travail une vertu thérapeutique. Enfin, elle ouvre aux employeurs l'opportunité de se doter d'un nouveau rôle social. L'intégration à la vie économique comme condition d'intégration à la vie ?

 

 

 

 

 

 

 
 
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