La lettre bimestrielle de la Fondation Roche
 
 
 

 



 

Alors que le tourisme médical est déjà massivement pratiqué aux USA, voilà que les européens semblent séduits à leur tour. Selon un sondage Europ Assistance, depuis mai 2005 (date à laquelle les assurés sociaux français peuvent se faire rembourser les soins reçus dans un autre état de l’Union Européenne), 45% des français se déclarent prêts à aller se faire soigner à l’étranger. Un chiffre légèrement inférieur à la moyenne européenne (52%). Pour répondre à cette nouvelle demande, la commission européenne vient d’ouvrir un site Internet d’information sur les conditions exactes de prise en charge.

   Opération du coeur en Inde, greffe du rein en Thaïlande, opération de la cataracte en Tunisie ou au Maroc… Le tourisme médical n’est plus aujourd’hui réservé à la seule chirurgie esthétique. Si certains malades, inflation des coûts oblige, n’ont parfois plus les moyens de se faire soigner chez eux, d’autres souhaitent simplement bénéficier d’un choix de médecins le plus large possible (même diplômés hors de l’Europe…) et pouvoir comparer les prix - merci Internet - avant de choisir leur destination santé. Désireux de profiter de cette nouvelle manne économique, certains pays émergents passent déjà des accords avec des tour-opérateurs. Des « safaris scalpels », opportunité marketing ou nouvelle chance de guérison donnée à certains malades ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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